Une saison de Danse (texte)
« UNE SAISON DE DANSE »
Cette exposition a pour objet de retracer et sublimer les émotions ressenties lors de la vision de différents spectacles de danse, au travers d’une série de toiles (une par spectacle) de grande dimension (environ 200x200).
Après deux années passées, à travailler sur deux séries, la première ayant pour thème le « Chaos » (évènements de Sept-Oct 2005) et persuadé que la culture est la seule voie d’amélioration et de rencontre dans notre société, je me suis attaqué à des thèmes à essence culturelle , en abordant les « Partitions » en rapport avec l’écoute de la musique. J’ai décidé ensuite d’étudier le monde de la danse, monde qui m’était inconnu, donc abordé en total néophyte ou candide.
Chacun de ces spectacles amène une découverte, une nouvelle émotion, un enthousiasme, voire une admiration pour le travail préparatoire, qui aboutit à la perfection du geste facile et naturel.
Est-il utile de dire que les œuvres qui m’ont particulièrement enthousiasmé dans des registres totalement
différents, sont (dansl’ordre chronologique) May B., Double
vue, et Terrain Vague, quels chocs !
Pour exemple la représentation de May B par la Compagnie Maguy Marin.
Dans ce cas précis, je comprends que cette création soit devenue mythique !Je me suis retrouvé 45 ans auparavant, lorsque je découvrais pour la première fois le théâtre avec la pièce de Beckett « en attendant Godot ». Il est évident que lorsque la première approche du théâtre est celle-ci, sa perception en est marquée à jamais et relativise toutes les autres confrontations.
De plus, j’ai eu la chance d’assister à la répétition, ainsi qu’à l’échauffement des danseurs, où j’ai pu apprécier la qualité de
leur métier, tout ce que cela implique de préparation physique et technique (travail à la barre, exercices de chauffe…) et mesurer la précision des gestes et déplacements.
Chacun des gestes du ballet m’a semblé être en complète déstructuration par rapport à l’idée de la danse telle qu’on l’imagine, et c’est bien là je pense toute la difficulté et tout le
symbolisme de cette création : un retour au plus profond de l’homme (animal) et de l’être.
La réalisation de chacune des
œuvres dans sa dimension d’exposition, plusieurs mois après « l’émotion » du spectacle a été l’occasion de me mettre, je le pense, dans une situation psychique proche de tous les
artistes qui se produisent sur scène. (Danseurs bien-sûr, mais aussi Musiciens et Comédiens)mais aussi Musiciens et Comédiens)
En quelques instants Se remettre en position de spectateur « actif » devant la toile vierge, Happening mental sans public, mais le ressentant comme s’il était présent, sans musique mais comme si elle était à fond derrière moi.
De chacune des séances je ressors pratiquement épuisé comme j’imagine doivent se retrouver tous les artistes à la fin de leur spectacle, où chaque soir durant, ils doivent donner le meilleur d’eux-mêmes et de leur art.